La meilleure photo n’est pas forcément la plus spectaculaire. Pour préparer une reconstruction, cherchez surtout une image qui rende la forme compréhensible. Voici une petite méthode de prise de vue à appliquer avant de choisir votre fichier.
Décider ce qui doit devenir un objet
Dans une mallette pleine d’outils, deux manches verts peuvent se ressembler. Choisissez le bon sujet avant de cadrer. Si vous pouvez déplacer l’objet, posez-le à part ; sinon, changez de point de vue pour rendre ses contours plus faciles à suivre.
Ce n’est pas une obligation de photographier sur fond blanc. Un objet blanc sur un fond blanc peut au contraire perdre ses bords. Cherchez une séparation visuelle utile entre le sujet et ce qui l’entoure.
Montrer plusieurs dimensions dans une seule vue
Pour un meuble, essayez un angle de trois quarts qui laisse voir la face, un côté et une partie du dessus. Pour un outil allongé, vérifiez que le manche et l’extrémité restent tous deux visibles. L’objectif est de rendre lisible la forme particulière de votre objet, pas d’appliquer le même angle à tout.
Laissez un peu d’espace autour du sujet. Un pied coupé par le bord de l’image ne devient pas plus observable parce que la photo est en haute résolution. Gardez aussi une copie non recadrée pour pouvoir revenir sur votre choix.
Éviter que la lumière masque les contours
Une lumière douce constitue un bon point de départ. La documentation 3D Capture d’Adobe recommande, pour la photogrammétrie, d’éviter les contrastes extrêmes et souligne les difficultés liées aux surfaces réfléchissantes. Ces conseils de lisibilité sont également utiles pour préparer une référence unique ; ils ne garantissent pas le résultat d’un modèle génératif.
Faites un essai près d’une fenêtre sans soleil direct, puis regardez l’image. Le reflet cache-t-il une partie du manche ? Le dessous du fauteuil se confond-il avec son ombre ? Déplacez l’objet ou la lumière et comparez les deux prises.
Contrôler le fichier avant de l’envoyer
Ouvrez la photo en grand plutôt que de vous fier à la miniature :
- Le contour est-il net, notamment sur les parties fines ?
- Toutes les extrémités de l’objet sont-elles dans le cadre ?
- Un objet voisin semble-t-il fusionner avec le sujet ?
- Un effet de flou de portrait a-t-il effacé un bord important ?
- Le fichier conserve-t-il assez de détails après son transfert ?
Préférez le fichier original à une capture d’écran compressée. Si la mise au point est ratée, une nouvelle photo est souvent un meilleur point de départ qu’un agrandissement artificiel.
Garder des vues de contrôle
Même si le parcours utilisé accepte une seule image, conservez des vues de l’arrière et du dessous comme références de vérification. Cela ne signifie pas qu’elles seront exploitées automatiquement par la reconstruction.
Une photo ne révèle pas les faces cachées. Pour une pièce destinée à un aménagement, notez séparément ses dimensions réelles. Vous pourrez ensuite contrôler l’échelle dans votre projet d’intérieur.
Une fois votre image choisie, passez à la sélection de l’objet, puis au parcours photo vers 3D.
Que faire si la sélection reste difficile ?
Comparez deux prises plutôt que de corriger indéfiniment la même image. Sur un fond proche de la couleur du sujet, déplacez l’objet devant une surface plus contrastée. Si une anse se confond avec le corps, changez légèrement l’angle. Si le contour est coupé, reculez pour retrouver l’objet entier.
Une fois la forme lisible, affinez le masque pour retirer les restes de décor. Conservez la photo originale pour comparer le modèle final à la référence : améliorer la sélection ne remplace pas les informations absentes de l’image.
Avant de passer au Studio, vérifiez les dimensions de votre image et retrouvez les points à contrôler pour votre prise de vue.
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